Le site des riverains des centres de compostage industriel
P'tit puant
Le décret du Gouvernement Wallon du 11 Mars 1999 concernant les permis d'environnement et permis unique est en application depuis le 1er Octobre 2002 et remplace le traditionnel permis d'exploitation.
En 1999, époque de la création des centres de compostage, cette matière était réglée par le RGPT et les établissements à caractère insalubre ou dangereux étaient dits de Classe 1 ou 2, la classe 1 étant la moins sympa. Pour créer un tel établissement, il fallait faire une demande de permis d'exploiter, éventuellement une demande séparée de permis de construire ou d' urbanisme.
Cette demande était introduite à l'administration communale sur le territoire de laquelle l'activité devait s'établir. Une enquête de commodo et incommodo était effectuée.
Voici un extrait des dispositions ad hoc :
Le collège communal, dans les 5 jours de la réception du dossier, procède à une enquête publique de commodo-incommodo, tant pour les demandes relatives à des projets de classe 1 que pour les projets de classe 2:
classe 2:
affichage d'un avis indiquant l'objet de la demande au siège d'exploitation et aux endroits ordinaires de l'affichage; cet avis reste affiché pendant 15 jours.
classe 1:
Ce qu'on en retiendra, c'est le rayon de 50m. La commune de Grâce-Hollogne n'avait aucune autre obligation que l'affichage durant quinze petits jours.
On jugera de l'efficacité de cet affichage, sachant que :
Les communes de Donceel ou Saint-Georges ne furent pas averties et les pauvres habitants de Horion non plus !
Remarque : depuis fin 2004, les communes responsables d'une enquête publique sont tenues d'en aviser les communes limitrophes. C'est déjà mieux, mais encore insuffisant.
Et l'enquête d'incidence ? En lisant le permis initial d'Agricompost, on apprend qu'elle n'était pas prévue pour ce type d'établissement. ![]()
Autant savoir : n'espérez pas qu'on coure vous avertir dès qu'un quidam fera le projet d'installer 50.000 tonnes de matières organiques pourrissantes à 100 m de chez vous. Si vous ne consultez pas très régulièrement l'affichage dans votre administration communale, ce qui nous est arrivé vous pend au... nez !