Le site des riverains des centres de compostage industriel
P'tit puant
Par la presse, la population est informée de la position des communes de Grâce-Hollogne et de Donceel : c'est non. L'oppositon au projet d'Intradel est assez claire.
En consultant le dossier, nous apprenons que l'augmentation demandée ne concerne pas le volume des matières traitées, mais le volume du stock de compost fini en attente d'être vendu. C'est en réalité une demande de régularisation, l'entreprise avouant avoir déjà dépassé les quantités permises depuis longtemps sans qu'il n'y ait de problème. Nous contestons vigoureusement cette affirmation, et dénonçons cette politique du fait accompli.
A la clôture de l'enquête, nous avons remis à l'administration communale de Grâce-Hollogne nos lettre exprimant notre opposition au projet d'Intradel, arguments à l'appui. Un exemple des arguments développés est disponible dans ce document. Plusieurs riverains ont effectué la même démarche à titre personnel.
L'administration communale de Donceel a également répondu dans le même sens.
Patatras ! Ce n'est pas encore en 2008 qu'on aura la paix.
Nous apprenons qu'Intradel veut maintenant augmenter de 30% le voume des matières traitées. Une enquête publique est ouverte, le Comité de suivi étudie le dossier et prépare la réponse.
Le projet de normes sectorielles a été lu par des experts reconnus en matière d'odeurs qui ont envoyé leurs remarques à l'administration. Nous constatons une convergence avec nos propres remarques, mais en tiendra-t-on compte ?
Le bilan de cette année est en demi-teinte.
En positif, il y a eu nettement moins d'odeurs que les années précédentes, et le projet de normes sectorielles a bien avancé.
En négatif, nous avons tout de même connu encore trop de nuisances, la norme a été largement dépassée, comme le montre le graphique ci-dessous :

La norme prévoit qu'on ne devrait pas avoir plus de sept jours de nuisances par an. Ici nous en sommes à 12 pour Jeneffe et 9 pour Horion.
Et en parlant de normes, le ministère de l'Environnement continue à faire la sourde oreille quand nous répétons que le relèvement de normes dans le projet de normes sectorielles n'est pas acceptable. Allons-nous à nouveau vers la confrontation ?
Le projet de conditions sectorielles a été adopté en deuxième lecture et continue son périple, qui devrait le conduire pour approbation devant le Conseil d'Etat. Nous continuons à répéter qu'un relèvements de normes est inadmissible, mais ça ne semble plus avoir d'effets.
Sur le terrain, nous avons eu à nouveau des plaintes pour odeurs, ce n'est pas encore cette année qu'on aura la paix.
Des rejets bruns sont à nouveau constatés dans le bassin d'orage communal, provenant d'Agricompost. Contact est pris avec les autorités communales, Agricompost parle d'une "fuite" involontaire.
Nous faisons le bilan des journées de pollution olfactive depuis le début de l'année. Le quota admissible est déjà atteint. Nous en avisons les autorités compétentes, et leur rappelons que le Comité d'Accompagnement n'est plus réuni depuis près de deux ans !
La dernière semaine du mois a été pénible. Agricompost se remet à parler d'épandages sur les terrains voisins, cependant des riverains sont allés voir sur place et accusent formellement les activités sur le site.
Le projet de norme sectorielles est passé en commission des déchets, il en est sorti avec quelques plumes en moins. Les exploitants achoppent sur l'idée de distance minimum à respecter entre les habitations et un centre de compostage.
Le projet de normes sectorielles suit son petit bonhomme de chemin, à une allure de ... sénateur, évidemment ! Il passe en première lecture au Gouvernement wallon. Nous suivons la grossesse avec attendrissement mais aussi beaucoup d'attention, histoire qu'il ne pousse pas cinq pattes au mouton... En effet, on y prévoit un relèvement des normes d'odeur, ce à quoi nous sommes vigoureusement opposés.
Après des mois de tranquillité, le retour des odeurs. Ceci annonce-t-il un printemps difficile ? Nous interrogeons les exploitants, qui répondent maintenant à nos messages. S'ils prennent aussi des mesures concrètes, ça devrait améliorer les choses.
Cet après-midi le ministre de l'Environnement Benoit Lutgen avait invité à son cabinet les représentants des associations de riverains, des communes concernées, d'Inter-Environnement Wallonie et des exploitants des centres de compostage, pour leur remettre l'avant-projet de normes sectorielles. Le but est que chacun puisse donner son avis sur ce qui deviendra la loi dans ce domaine.
Saluons cette transparence et ce souci de participation, qui s'inscrit dans la continuité du processus de réglement des litiges entre certains centres de compostages et leurs riverains.
Nous avons connu ce mois-ci quelques journées qui sont hélas venues tempérer le bel optimisme du mois dernier. Agricompost a cette fois réagi de manière responsable, reconnaissant les faits et donnant une explication plausible, à savoir un défaut d'échauffement dans un andain au "démarrage" de la fermentation primaire. Ensuite, le calme est revenu. Il semble que le problème a été réglé grâce à un suivi efficace des réclamations. Tant mieux.
Si on respire mieux à Jeneffe et Horion, tout le monde ne peut pas en dire autant. Nos amis de Villers-le-Gambon n'ont vraiment pas eu de répit cet été, et ça continue à ...fumer. Agrophil, le pollueur local, s'est littérallement embrasé. A en croire les déclarations dans la presse de l'exploitant, ce serait un incendie volontaire. Ah oui ? Jamais entendu parler du méthane, mon cher ? L'autocombustion prouve la non maîtrise du process de compostage, alors c'est plus facile d'accuser les autres. Lire ces deux articles du 04 octobre et du 05 octobre. La Nouvelle Gazette Sambre et Meuse est une édition du groupe Sud Presse (La Meuse).
Agricompost a-t-il cessé ses activités ? C'est la question que nous pose un habitant de Horion, tant la différence est... flagrante par rapport à l'année précédente. Un été presque sans odeurs, ça faisait longtemps qu'on n'avait plus connu ça !
Bien sûr, c'est encore perfectible, et nous comptons bien que, encouragée par les résultats obtenus, l'entreprise tentera d'approcher encore de plus près ce merveilleux objectif, garant de sa tranquillité : être inodore.
Il semble qu'Intradel ait résolu le problème, les odeurs nocturnes ont quasiment disparu.
Hier s'est tenue à la maison communale de Donceel la réunion annoncée suite à l'absence d'Agricompost le 23 mars dernier (L'entreprise n'avait pas reçu l'invitation). Y étaient représentés le ministre Lutgen, la DGRNE, Agricompost, Intradel, IEW, la Commune de Donceel et la DPA. La Commune de Grâce-Hollogne s'était excusée. Dans un climat serein et constructif, les participants ont été informés des efforts désormais consentis par Agricompost pour lutter contre les odeurs.
La DGRNE fit un exposé succinct du projet de normes sectorielles, et une discussion s'ensuivit à propos de la valeur-guide envisagée pour la limite du percentile 98. (rappel de cette notion).
Actuellement, cette valeur est fixée très logiquement à UNE unité d'odeur, qui correspond au seuil de perception sans dilution.
Le projet de norme veut la relever à TROIS unités.
Nous avons marqué notre désaccord sur ce point, vu les problèmes que ça poserait tant aux exploitants qu'aux riverains :
Nous espérons que la DGRNE tiendra compte de cette remarque très importante. Voyez le compte-rendu de cette réunion, établi par IEW.
Avertie du problème, la direction d'Intradel a organisé sur son site d'exploitation un rendez-vous avec des représentants des riverains pour tenter d'identifier la source des émanations. Sur place, avec le directeur responsable du centre, nous avons parcouru les zones de réception, de fermentation, de criblage, et identifié une source dans la zone de fermentation. A la fin de la visite, une hypothèse : l'apport d'oxygène par insufflation est peut-être insuffisant quand la température est très élevée. Un spécialiste va venir s'en occuper.
Deux nouvelles : une bonne et une mauvaise.
La bonne : depuis la mi-mai, les nuisances d'Agricompost ont très sérieusement diminué par rapport à la même période l'année dernière. Par la DPE, nous savons qu'il y a eu pas mal de changement sur le site : installation de filtres supplémentaires sur le hall, mise sous abri des andains en maturation, limitation de la hauteur de ceux-ci, limitation des quantités de matières sur le site. Si ces mesures, conseillées par la FUL et réclamées par les riverains, sont enfin mises en œuvre, on ne peut que s'en réjouir. Reste à voir si l'amélioration sera durable et si l'objectif du percentile 98 sera effectivement atteint.
La mauvaise : les odeurs sont revenues ces dernières nuits. Conditions météo : très faible vent, hautes températures. On retrouve le schéma classique. Il semble que cette fois-ci, Intradel en soit la source principale.
Près de Templeuve, dans la région de Tournai, des citoyens comme nous se battent énergiquement contre un projet d'implantation de site de compostage pour le moins discutable. Nous les soutenons de tout cœur et espérons que la raison finira par s'imposer dans ce dossier. Voici leur tout nouveau site Internet.
Les délégués des riverains, les responsables communaux et les exploitants d'Agricompost et d'Intradel (sièges de Grâce-Hollogne et de Seraing) étaient invités hier à une table ronde au Cabinet du ministre Lutgen. Une absence remarquée : celle d'Agricompost. Les nuisances ont été largement exposées et commentées. Intradel, en cause principalement pour les odeurs émanant du centre de compostage de Seraing, a eu un dialogue ouvert et positif avec ses riverains, et cherchera des solutions adaptées aux problèmes soulevés. La Commune de Grâce-Hollogne a fait état de la difficulté d'intervenir dans l'état actuel de la législation en la matière. Le manque de moyens de la DPE pour constater les infractions, tant en matériel qu'en personnel, a été souligné, et la nécessité reconnue de les renforcer. Vu l'absence du principal intéressé, le travail de recherche de solutions pour Agricompost est reporté début mai. Espérons que d'ici-là les vents soient favorables aux riverains.
Agricompost n'en finit pas de nous emm... pester. Aussi bien les mesures effectuées par des experts que nos statistiques de plaintes ne montrent aucune amélioration, bien au contraire. Voir notre page sur les nuisances mise à jour. Les odeurs écœurantes ressemblent de plus en plus à celles d'une décharge. Un impressionnant nuage de fumée se dégage des non moins impressionnants tas de compost.
Dans le cadre de l'action du ministre Lutgen, la DGRNE - cellule AIR a invité les riverains à discuter des conditions sectorielles pour les installations de compostage. Celles-ci sont en cours d'élaboration, recueillir l'avis des riverains est une bonne application des principes d'excellence EFQM (European Found for Quality Management) , dont la DGRNE est membre. Nous avons participé à cette réunion, qui s'est déroulée dans une très bonne ambiance et a permis des échanges d'idées très constructifs.
Mise à jour du site : comment les Allemands voient le compostage, ou le jeu des différences entre le professionnalisme et l'amateurisme. Voir la page traduite ou l'original.(en allemand). Mise à jour aussi des pages d'accueil, santé, historique, presse.
Après Agricompost, c'est le ministre Antoine qui s'en prend aux riverains (de Bierset, mais d'autres aussi peuvent se sentir visés). Leur avocat, un député Écolo et Inter Environnement Wallonie réagissent. Voir les articles de presse.
La DPE nous fait parvenir les résultats des analyses de l'air que nous avions demandées. Le document conclut qu'il n'y a pas de danger pour les riverains. Pour notre part, nous relevons qu'un certain nombre de questions restent ouvertes et estimons difficile de conclure.
Le ministre Lutgen a tenu parole : hier se tenait à son Cabinet la première des réunions promises. L'association Gambonair, représentant les riverains d'Agrophil à Villers-le-Gambon, les représentants d'Agrophil et l'administration Communale ont pu confronter leurs points de vue. Les nuisances sont reconnues et une solution est peut-être en vue : délocalisation de l'entreprise vers un lieu plus adéquat.
L'empire contre-attaque. Après les odeurs, les menaces. Agricompost a lancé une véritable campagne de désinformation et d'intimidation dans la presse, dans le but de décourager les riverains d'aller en justice. Ce serait risible si ça ne montrait pas jusqu'où peut aller le mépris d'Agricompost pour les droits des citoyens. Agricompost ferait mieux de consacrer son énergie à lutter efficacement contre ses nuisances, sinon, à préparer sa défense. Voir les articles de presse.
Eh oui, une année de plus et nous sommes hélas ! toujours là. Mise à jour de la revue de presse.
La Commune de Donceel introduit un recours contre le permis unique pour la ferti-irrigation. Le Comité des riverains écrit une lettre au ministre responsable, André Antoine. Celui-ci n'a pas daigné répondre.
Réunion du Comité d'accompagnement. Bien qu'elle ait duré trois heures, tout n'a pas pu être discuté. Nous avons eu droit à un exposé extensif sur le projet de ferti-irrigation, les quantités de matières en traitement dans l'entreprise, mais nous n'avons vu aucun document officiel. En particulier, nous n'avons pas vu le rapport sur les mesures d'odeur faites en 2005. Qu'à cela ne tienne, nous avons l'habitude d'aller chercher l'information.
Le permis unique pour la ferti-irrigation a été accordé. En examinant l'arrêt de la Région Wallonne, nous constatons qu'il n'a pas tenu compte de nos remarques, ni même des avis de la CILE.
En délégation avec Inter Environnement Wallonie et les autres comités de riverains, nous avons été reçus par le ministre de l'Environnement Benoit Lutgen et lui avons remis le cahier de revendications sur le compostage. Voici le communiqué de presse qui résume très bien l'événement :
Que pouvons-nous attendre d'une telle démarche ?
Le Ministre semble vouloir agir rapidement. Il a prévu de lancer dès le début 2006 les réunions de travail. Peut-être verrons-nous les nuisances olfactives enfin prises en compte et combattues comme il se doit.
Voir aussi le communiqué de presse complet en format Adobe® (.PDF)
Les odeurs se font de nouveau sentir jusque Limont, malgré les filtres, ce n'est pas normal. Nous faisons un petit tour jusque devant Agricompost et constatons qu'on y décharge et mélange les matières à l'extérieur. Pas étonnant que ça pue à nouveau dans toute la région. Une nouvelle plainte circonstanciée est envoyée à la DPE.
A l'occasion de la journée de l'arbre, le Ministre de l'Environnement, Benoit Lutgen, donne une conférence à Grâce-Hollogne sur la qualité de la vie. Nous en profitons pour lui parler de notre problème. Il écoute, répond, insiste sur l'importance du Comité d'Accompagnement. Il sort de sa poche un mémo avec les dates des réunions passées, souligne qu'il y en a eu trop peu. Il va s'en informer à la DPA. Message reçu. Nous sommes contents d'avoir été entendus, nous espérons des suites.
Nous apprenons que ce 02 /11, Agricompost a enfin installé un filtre biologique sur le hall de compostage. Alléluia !
Mais à en juger d'après les odeurs persistantes, il n'est pas très efficace. La DPE nous informe également qu'elle a mis en demeure Agricompost de réduire la hauteur de ses andains extérieurs à 3 m maximum.
Une campagne d'adhésion est menée, dans le but de raffermir notre position vis-à-vis des autorités et préparer une éventuelle action en justice. La très grande majorité des ménages consultés nous soutient et nous les en remercions.
Des riverains qui ont vu des travaux de terrassement sur le site d'Agricompost, nous demandent si le permis unique pour le nouveau projet a été délivré. La réponse est : non. Ces travaux préparatoires sont couverts par le permis d'urbanisme existant.
Clôture de l'enquête publique concernant le nouveau projet d'Agricompost. Nous avons remis nos observations à la commune de Grâce-Hollogne.
Une réunion publique d'information a eu lieu le mercredi 14/09/2005 à l'Administration communale de Donceel.
Le point a été fait sur les nuisances : les riverains ne voient pas de progrès par rapport à l'été passé, au contraire.
Les articles du permis d'exploiter avec lesquels Agricompost est toujours en infraction, ainsi que les actions en cours et à lancer pour y remédier, ont été examinés.
A cet égard, les riverains pointent du doigt l'administration communale de Grâce-Hollogne, qui est responsable de l'application du permis mais ne le fait pas respecter.
Le projet de ferti-irrigation a été exposé et commenté.
Une enquête publique est ouverte concernant une demande de permis unique qu'Agricompost a introduite pour son nouveau projet de ferti-irrigation. (La saulaie.)
Afin que chacun puisse exprimer son opinion, un forum est créé.
Nous invitions nos lecteurs à réagir si nous écrivions des bêtises.
C'est fait !
Nous avons eu la chance d'avoir les remarques et les conseils de spécialistes en matière d'odeurs. Les pages sur les odeurs et leurs mesures ont été revues.
Inter-Environnement Wallonie a tenu à Namur une première table ronde sur les nuisances des centres de compostage industriels. Nous y étions. En savoir plus.
Enfin un progrès concret sur le terrain : le bassin d'orage est vidangé. En savoir plus.
Dans le cadre de la procédure, une réunion technique s'est tenue le 01/06/2005 sur le site d'Agricompost, avec les parties et l'expert désigné. Il en ressort que l'entreprise accepte enfin de stopper ses rejets d'eaux polluées, et de maintenir fermées les aérations faîtières du hall.
Le Collège échevinal de Grâce-Hollogne rejette la demande de permis d'exploiter la station d'épuration et de rejet d'eaux usées. Dans ses attendus et conclusions, il a tenu compte des remarques et réclamations formulées, et du nouveau projet de ferti-irrigation d'Agricompost. Celui-ci est désormais condamné à réussir.
Alors qu'il fait sec depuis des semaines, les effluents d'Agricompost s'écoulent jusqu'à Momalle. En savoir plus
Suite à notre courrier la DPE nous informe qu'Agricompost avait évacué quelques camions d'eaux souillées vers les stations d'épuration de l'AIDE mais que celle-ci s'était déclarée incapable (!) de les traiter. Par conséquent, les déversements dans le bassin d'orage avaient repris à raison de +/- 20 m³/j suivant le pollueur, ce qui est invérifiable.
De toute manière c'est encore beaucoup trop et ça explique la persistance de la pollution et des plaintes des riverains, surtout au niveau de l'exutoire.
Nous observons qu'on ne sort pas du schéma habituel : Quand on s'énerve, Agricompost fait diversion en sortant de son chapeau des projets mirobolants et futuristes autant qu'hypothétiques et puis reprend en douce ses sales petites habitudes.
Seulement, il y a maintenant un spectateur de plus : le tribunal des référés. Peut-être va-t-il exiger des résultats conformes. (Rêver, c'est déjà ça...)
En attendant, ça pue toujours.
La DPE nous a informés de sa visite des centres et du bassin d'orage. Nous sommes satisfaits d'avoir été entendus, mais relevons que la DPE ne s'est curieusement pas rendue dans le quartier nord de Jeneffe où les odeurs sont les plus fortes, et n'a pas constaté de déversement dans le bassin ni d'odeur particulièrement forte. Par contre, la DPE a trouvé le bassin toujours pollué. Or, Agricompost avait déclaré en février ne plus rejeter d'eaux souillées. Si c'était le cas, en deux mois et demi, le bassin aurait du retrouver une certaine virginité. Nous réagissons par un courrier expliquant qu'il y a là quelque chose d'anormal.
Avec les beaux jours, les puanteurs habituelles sont de retour. Comme il fallait s'y attendre, nous recevons des plaintes des habitants incommodés et prévenons la DPE, dont les agents se rendent sur place le jour même.
Agricompost a dévoilé sa nouvelle arme secrète : une saulaie. Non, ce n'est pas une personne qui a trop bu, c'est une plantation de saules. Il paraît que ça va absorber les rejets d'eau polluée. Nous restons sceptiques.
Lire l'article.
Troisième audience du tribunal des référés. Comme nous l'apprendrons plus tard, l'AIDE ne peut pas traiter les eaux contaminées. Agricompost propose alors des solutions pour réduire et à terme supprimer le rejet d'eaux chargées dans le bassin d'orage. Le problème viendrait de la saturation de la "lagune", c'est à dire le réservoir à lixiviats. A court terme, il faut nettoyer la lagune, soit en pompant les boues et en les "recyclant" sur les andains, soit en faisant appel à une société spécialisée. A long terme, les boues seraient épandues en sous-sol et sans nuisances, ce qui nous paraît plus facile à dire qu'à faire. En attendant l'étude de faisabilité du projet, la prochaine audience est fixée au 21juin.
Une fois encore il se confirme qu'Agricompost ne maîtrise pas ses processus et pratique la fuite en avant. En attendant, la pollution continue.
Deuxième audience du tribunal des référés. Des travaux complémentaires d'expertise sont commandés.
Clôture de l'enquête publique concernant la régularisation de la station d'épuration.
Les communes de Donceel, Saint-Georges et Fexhe-Le-Haut-Clocher ont remis un avis négatif.
Le Comité de suivi a remis une dizaine d'avis négatifs.
Dos au mur, Agricompost a introduit une demande de permis unique pour la régularisation de la station d'épuration litigieuse et le rejet d'eaux usées. Une enquête publique est ouverte.
Première audience devant le tribunal des référés.
Un expert est désigné par le tribunal.
Agricompost n'ayant pas apporté la réponse attendue, plainte est déposée au tribunal des référés.
Réunion de concertation à Donceel, sont invités les exploitants des centres de compostage, les communes voisines, la CILE, l'AIDE, la DPE, la DPA ...
Tout ce petit monde se rend sur place, peut voir et sentir la pollution inadmissible du bassin d'orage et fossés en aval.
Agricompost est sommé de présenter dans les quinze jours une solution crédible pour cesser ses déversements polluants et illicites, faute de quoi une procédure judiciaire sera engagée.
Voir aussi l'article de presse.
Grave pollution du bassin d'orage et fortes odeurs.
On découvre (et de quelle manière) qu'une station d'épuration privée sur le site d'Agricompost, construite et mise en marche sans permis, rejette ses effluents dans le bassin d'orage, au mépris du permis d'exploiter qui interdit formellement tout rejet
Voir aussi l'article de presse.
Réunion du Comité d'Accompagnement. Re-explications, re-promesses (air connu).
Excédés, des représentants de la population claquent la porte.
Comme les odeurs persistent, le Comité de Suivi se réunit et réclame une nouvelle réunion du Comité d'Accompagnement.
Agricompost annonce unilatéralement de nouveaux délais jusque juillet. Voir aussi l'article de presse.
Suite aux très nombreuses plaintes, réunion du Comité d'Accompagnement.
Agricompost explique les retards et promet d'être en règle pour la fin mai.
Agricompost construit le grand hall.
Des épisodes de fortes odeurs dans les villages sont encore relevés jusque fin d'année.
Le Comité d'Accompagnement n'est plus convoqué.
Les représentants de la population réclament une réunion d'urgence du Comité d'Accompagnement.
Première réunion du Comité d'Accompagnement.
La deuxième réunion, planifiée et reportée plusieurs fois, tombe à l'eau.
Le Ministre wallon de l'Environnement, Michel Foret, prend un arrêté modifiant l'arrêté de la DP du 25/01, en y ajoutant des mesures plus contraignantes pour lutter contre les nuisances.
Les conditions d'exploitation d'Agricompost sont désormais établies par ces trois documents : le permis initial du 08/07/1999, complété par l'arrêté du 25/01/2001, modifié lui-même par l'arrêté du 22/07/2002. L'entreprise a 15 mois pour se mettre en ordre.
L'espoir renaît.
L'arrêté ministériel instaure un Comité d'Accompagnement pour Agricompost.
Le Comité de Suivi écrit au ministre wallon de l'Environnement pour relancer la procédure concernant Agricompost. Plusieurs rappels suivront.
Suite aux plaintes et pétitions, et dans un souci d'équité, la DP prend un arrêté modifiant également les conditions d'exploitation d'Intradel, en y ajoutant des mesures plus contraignantes pour lutter contre les nuisances.
Les riverains découvrent le recours et refusent tout assouplissement de l'arrêté de la DP du 25/01/2001.
Agricompost introduit auprès du ministère wallon de l'Environnement un recours contre l'arrêté de la DP du 25 /01/. Les riverains n'en sont pas informés.
Ce recours est suspensif. Patatras !
La DP prend un arrêté modifiant les conditions d'exploitation d'Agricompost, en y ajoutant des mesures plus contraignantes pour lutter contre les nuisances.
Les riverains se réjouissent... trop vite.
Réunion de concertation à Donceel entre les riverains et les responsables des centres.
Intradel fait état de mesures prises pour diminuer les odeurs.
Agricompost promet de prendre des mesures.
Plainte est déposée contre Agricompost pour pollutions répétées du bassin d'orage.
La DP accuse réception de la pétition.
Une pétition organisée par les riverains est remise à la Députation Permanente. Les riverains de Horion en ont fait autant.
Réunion publique de concertation avec les responsables d'Agricompost, d'Intradel, de la DPA (Division de la Prévention et des Autorisations), de la DPE (Division de la Police de l'Environnement), de la DP (Députation Permanente) Liège, de la commune de Grâce-Hollogne, de la commune de Saint-Georges.
On apprend que la procédure de délivrance du permis d'exploiter d'Agricompost a été bâclée suite à des pressions.
Le Comité de Suivi consulte un conseiller juridique. Des anomalies sont relevées au niveau des permis d'exploiter.
Constitution d'un Comité de Suivi pour coordonner les actions des riverains.
Première réunion publique des riverains à Donceel.
Loin de s'améliorer, la situation empire. Les plaintes affluent.
Permis d'exploiter du centre de compostage de l'intercommunale Intradel.
Pollution constatée du bassin d'orage. Intervention de la DPE.
Odeurs épouvantables et de plus en plus fortes dans les villages avoisinants.
Permis d'exploiter de la SCRL Agricompost.
Donceel, Jeneffe, Horion : villages tranquilles et agréables à vivre. Anciens comme nouveaux habitants des campagnes vivent au rythme des saisons, marquées par les travaux des champs, les fêtes, la vie au grand air. Le parfum de l'aubépine marque les premiers beaux jours du printemps, tandis que l'agréable fumet des barbecues ponctue les chaudes soirées d'été. Les soirs d'automne se réchauffent à la fumée des premières bûches, parfois soulignée il est vrai de la senteur appuyée des labours. L'air de l'hiver est pur et vivifiant. Bref, on respire !