Ci-dessous le texte d'un article paru sur le site Internet du Soir en ligne le vendredi 06 janvier 2006.

Le Soir en Ligne


Donceel La société de traitement des déchets verts sous le vent des critiques

Agricompost : nouveau recours

FRÉDÉRIQUE SICCARD
vendredi 06 janvier 2006, 02:00

On en était resté, en juin, à une concertation apparemment réussie dans le cadre d'une expertise judiciaire... Six mois plus tard, la guerre des nerfs (olfactifs) qui opposait autorités et certains riverains de Donceel à la société Agricompost semble devoir reprendre de plus belle. La commune vient en effet d'introduire un recours en trois points auprès du ministre Antoine, et envisage une action en référé dès le mois de février. "Non que nous soyons opposés au permis obtenu en décembre par Agricompost, mais nous voulons quelques précisions", assure le bourgmestre, Michel Paulus.

Spécialisée dans le traitement des déchets verts, la société incriminée semblait donc avoir rencontré les récriminations des riverains en optant pour un nouveau système d'épuration de ses eaux usées, complété par la plantation de 20.000 saules. Mais "le ministre n'a pas tenu compte de trois des remarques que nous avions formulées pendant l'enquête publique, c'est pourquoi nous tenons à les lui rappeler, explique Michel Paulus. Ainsi, nous estimons que la lagune doit être couverte, pour palier tout risque d'odeurs. Nous demandons aussi à faire partie du comité de suivi, et nous voulons quelques précisions quant aux eaux de ruissellement qui arriveraient dans notre bassin d'orage : nous n'avons rien contre les eaux de toiture, évidemment, mais les eaux souillées par le charroi de camions pourraient bien venir le souiller à nouveau." Une action au tribunal civil devrait en outre, selon le mayeur, " nous donner toutes les assurances quant aux risques pour la santé physique et psychologique des riverains, ainsi que pour la dévaluation du patrimoine : certains candidats bâtisseurs n'ont pas voulu venir chez nous."

"Des progrès à faire"

" Si les autorités avaient trouvé ces remarques pertinentes, elles en auraient tenu compte dans le permis qu'elles nous ont accordé !", tempête Jean Devillers, administrateur délégué d'Agricompost. Qui, s'il reconnaît " volontiers qu'il y a encore des progrès à faire au niveau des odeurs", se déclare consterné par l'attitude des autorités de Donceel : " En juin, quand l'expert a déposé ses conclusions au tribunal, tout le monde était d'accord sur les démarches à suivre. Nous obtenons le permis, et voilà que la commune change d'avis. Quelle énergie perdue !"

Confiant dans un système d'épuration qui n'admet pas la fermeture hermétique de la lagune sous peine... d'explosion, d'autant qu'elle ne sera utilisée que pour stocker des eaux déjà épurées pendant les mois d'hiver, Jean Devillers croit aussi en " la sagesse du ministre, qui saura écouter les avis techniques".

Et réclame plus de communication des membres du comité de suivi : " Ainsi, si les riverains pouvaient me dire quels jours ils sont dérangés par les odeurs, plutôt que de répéter ça sent, nous pourrions affiner le process et adapter certains gestes..." Il n'est donc pas encore dit que la concertation est un vain mot à Donceel...

Nous n'avons pas l'habitude de polémiquer sur les articles parus dans la presse.  Mais là nous tiquons sur la phrase "spécialisée dans le traitement des déchets verts".

Le lecteur comprendra pourquoi à la lecture de notre page sur Agricompost.