Nos objectifs
Compost, oui ! Odeurs, non !
Nous voulons :
- L'arrêt des nuisances et de la pollution qui va avec. À la campagne on n'est pas délicats, mais il y a des limites.
- L'arrêt des rejets illicites d'eaux noires et nauséabondes à travers nos villages.
- Retrouver la jouissance normale de nos habitations et abords.
- Bref : De l'air ! Est-ce trop demander ?
Nous ne voulons PAS :
- Refuser à priori le compostage. Nous en comprenons l'utilité. Mais quand on veut le faire à l'échelle industrielle, il faut éviter l'amateurisme.
- Exiger la fermeture pure et simple des centres. Les moyens de remédier aux nuisances existent, encore faut-il vouloir les mettre en œuvre correctement. Mais il faut bien comprendre que c'est ça ou fermer boutique.
- Nous contenter de déclarations d'intentions. Nous avons beaucoup (trop) patienté, il faut des résultats maintenant.
- Être sacrifiés sur l'autel des soi-disant intérêts du plus grand nombre. Nous traiter de NIMBY [1] est un alibi trop facile pour justifier l'incompétence.
- Payer la facture de la pollution des captages d'eau potable. Qui avait dit : "Pollueur = payeur" ?
Nous attendons :
- Des exploitants des sites, qu'ils respectent leurs obligations inscrites dans leur permis d'exploiter et mettent en œuvre les meilleures techniques disponibles aptes à réduire les nuisances au strict minimum.
- Des autorités, qu'elles veillent sans complaisance à faire appliquer ces obligations. Si c'était le cas, nous aurions beaucoup moins de problèmes.
- De nos concitoyens les riverains, qu'ils défendent fermement leurs droits. C'est un devoir civique et une obligation envers leurs enfants.
[1] Not In My Back Yard : littéralement, "Pas derrière chez moi".
Expression péjorative visant à culpabiliser ou ridiculiser les personnes qui refusent de voir leur environnement saccagé par des implantations (apparemment) irréfléchies d'infrastructures telles qu'éoliennes, lignes à haute tension, incinérateurs à ordures, décharges publiques, aéroports de nuit ou autres "cadeaux" que tout le monde s'accorde à trouver utiles, mais de préférence loin de chez soi.
Inventée par les promoteurs et les pollueurs pour qui le profit justifie le saccage de votre cadre de vie, reprise par les politiciens qui font affaire avec les précités, et les fonctionnaires qui aiment mieux la paix que la guerre.
Le principe est vieux comme le monde : diviser pour régner. On se moque des victimes, on les tourne en dérision, on les menace[2] même et on vous dit : il vaut mieux chez eux que chez vous...
Et justement, si demain c'était chez vous ?
Soyez vigilants :
- Exigez de ceux que vous avez élus à l'administration communale qu'ils vous avertissent activement de tout projet d'implantation d'un centre de compostage près de chez vous. (Une enquête publique est obligatoire, mais est-ce efficace ?)
- Refusez énergiquement tout projet qui ne respecte pas au moins les conditions suivantes :
- toute manipulation de matières sous bâtiment fermé (étanche) sous pression négative, avec extraction de l'air à travers un filtre biologique. Stockage des "jus" dans les mêmes conditions.
- distance d'au moins 500 m de toute habitation. (5000 m si pas de bâtiment fermé)
- seule exception : le compost fini, stocké sous abri.
- aucune habitation incluse dans la zone du percentile 98 à une u.o./Nm³ (en savoir plus).
- aucun rejet d'eau souillée dans les eaux de surface, sauf eau de pluie.
- Si vous ne savez pas comment faire, n'hésitez pas à nous contacter, un conseil ne coûte rien mais peut rapporter gros.
[2] Exemple : paru dans la presse en décembre 2005, ce concentré de mépris et d'agressivité envers des gens qui ne font que demander le simple respect de leur cadre de vie.